Elle est désignée « en voie de disparition » en avril 2016 selon la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du gouvernement du Québec et la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada. dont la seule population québécoise connue vit dans lac Champlain et ses tributaires. Elle était jadis trouvée dans la rivière des Outaouais, le lac des Deux Montagnes, le fleuve Saint-Laurent et la rivière Richelieu.

La rivière aux Brochets représente un habitat essentiel à la survie de plusieurs espèces de tortues. Chaque printemps nous avons le privilège de participer au programme de réintroduction de tortues juvéniles. Ces dernières retrouvent leur habitat naturel après 10 mois passés au Zoo de Granby.

Afin de pondre ses œufs, la femelle affronte plusieurs dangers; elle peut être heurtée par une hélice de bateau ou être incapable de se trouver un endroit convenable sur les rives tondues ou cimentées.

Les chercheurs observent les femelles au site de ponte, puis collectent les œufs qui seront incubés en toute sécurité. Le succès d’éclosion est de 83% à la suite de l’incubation artificielle des œufs comparativement à 28% en nature où les inondations et la prédation par les ratons laveurs nuisent à leur survie. On estime que six tortues atteindront l’âge adulte sur 100 œufs pondus en nature. Ce nombre peut être triplé si l’incubation des œufs a lieu en laboratoire.

 

À la naissance, chaque tortue est pesée, sexée et mesurée. Une jeune tortue molle à épine pèse environ 7g à la naissance. Elle atteindra près de 5kg et mesurera plus de 50 cm vers l’âge de 20 ans.

Le Zoo de Granby et le Zoo Ecomuseum ont procédé à la réintroduction de 757 jeunes tortues molles à épines depuis 2010.

Faites votre part :

 

  • Ralentissez aux endroits indiqués par les bouées lorsque vous naviguez sur la rivière aux Brochets.
  • Ne vous approchez jamais d’une tortue qui se repose ou qui pond ses œufs.
  • Préservez l’intégrité écologique de votre bande riveraines afin de fournir un refuge aux animaux et d’Améliorer la qualité des cours d’eau.
  • Documentez-vous afin d’en apprrendre davantage sur cette espèce menacé et cet animal emblématique de la région du lac Champlain au Québec.
Conservation de la nature

Nous avons un milieu écologique bien particulier, puisque nous y retrouvons 5 espèces sur les 8 tortues aquatiques du Québec. Non seulement nous avons la tortue molle à épine, mais en plus nous avons la tortue des bois, la tortue géographique, la tortue peinte et la tortue serpentine.

La tortue des bois

 

C’est la plus terrestre des tortues présentes au Québec. En été, elle habite les champs, bois clairs, fourrés, parterres de coupe, clairières, aulnaies basses à proximité de petits cours d’eau (ruisseaux et rivières de 3 à 30 m de largeur) sinueux à fond sablonneux ou pierreux.

D’octobre à avril, elle hiberne au fond d’une rivière ou d'un ruisseau où l’eau est bien oxygénée. Tôt au printemps après la fonte des neiges, elle se chauffe au soleil au bord de l’eau dans les herbes ou les aulnaies et retourne à l’eau si les températures sont plus froides

Opportuniste, elle se nourrit d’une grande variété d’aliments : baies, champignons, jeunes plantes et fougères, fleurs, feuilles d’arbustes, vers de terre, têtards, écrevisses, insectes, escargots, poissons morts.

Les jeunes sont plus carnivores que les adultes.

* Elle est désignée «vulnérable» selon la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du gouvernement du Québec et «préoccupante» selon la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada.

Source : https://mffp.gouv.qc.ca/faune/especes/fiches-descriptives/tortue-des-bois.jsp

 
La tortue géographique

 

La tortue géographique est une espèce que l’on observe uniquement en Amérique du Nord. Au Canada, elle se trouve à la limite nord de sa répartition. Elle n’est présente que dans le sud-est de l'Ontario et le sud du Québec, où elle est associée au bassin hydrographique des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent. Au Québec, elle a surtout été recensée le long des rivières des Outaouais et Richelieu. Ses effectifs reposent toutefois sur deux principales populations : celle du lac des Deux Montagnes et celle de la rivière des Outaouais. Plusieurs individus ont également été observés au lac Champlain. 

La tortue géographique est essentiellement aquatique. Elle préfère les vastes étendues d'eau – comme les lacs et les rivières – au fond mou, où l’on trouve de nombreux sites d'exposition au soleil et une riche végétation aquatique. Les seules incursions sur la terre ferme sont entreprises par les femelles pour aller pondre au printemps. Elle peut s'exposer au soleil en groupe, parfois en s'empilant les unes contre les autres, prêtes à plonger à la moindre alerte. C'est une espèce très farouche et plutôt difficile à approcher. Son régime alimentaire est très varié, mais comprend beaucoup de mollusques, principalement des gastéropodes. L'accouplement a lieu tant au printemps qu'à l'automne et la femelle pond ses œufs (10 à 16 en moyenne) en juin. L’éclosion a lieu à la fin de l'été.

La tortue géographique fait l'objet d'un suivi au Québec. Des informations sont disponibles à l’Atlas des amphibiens et des reptiles du Québec (AARQ) et au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ). 

Source : http://www3.mffp.gouv.qc.ca/faune/especes/menacees/fiche.asp?noEsp=72

 
La tortue peinte

 

Description: Espèce facile à identifier avec la dossière lisse et foncée, les écailles marginales sont marquées de motifs rouges. Le plastron est jaune et a généralement un motif foncé en son centre. La tête et le cou sont parcourus par des lignes et taches jaunes et rouges. La carapace peut mesurer jusqu'à 20 cm.
L'accouplement a lieu surtout au printemps. Une fois fécondée, la femelle pond jusqu'à une dizaine d’œufs qu'elle enterre. L'éclosion se produit 50 à 80 jours plus tard.

L'adulte est herbivore et les jeunes sont omnivores.

Habitat: Elle fréquente les étangs peu profonds et les petites baies tranquilles ainsi qu’une grande variété de milieux aquatiques.
 

Situation: Commune et répandue au Québec.

 
La tortue serpentine

Description: C’est la plus primitive et la plus grosse de nos tortues d’eau douce. Sa carapace brunâtre ou beige est parcourue par trois carènes. Le plastron est réduit et cruciforme. La tête est grosse et une ligne pale relie l'œil au cou. Possède une paire de barbillons sur le menton. La queue est longue et ornée d'écailles triangulaires lui donnant l'apparence d'une scie. La carapace  peut atteindre environ 50 cm.
 

Habitat: Fréquente une grande variété de milieux aquatiques. Elle vit principalement dans les marais, les étangs, le long des rivières, des petits cours d’eau, des fossés et dans les zones peu profondes des lacs.
 

Situation: commune et répandue au Québec.

 

Dossier de presse

L'Avenir et des Rivières

Le 22 août 2019 — Modifié à 14 h 25 min le 20 août 2019

 

Tortue: quatrième édition de Mikinak à Pike River

https://www.laveniretdesrivieres.com/2019/08/22/tortue-quatrieme-edition-de-mikinak-a-pike-river/

La Voix de L'Est

15 août 2018

 

Une véritable pouponnière pour les tortues menacées

https://www.lavoixdelest.ca/actualites/une-veritable-pouponniere-pour-les-tortues-menacees-65dde36aab3602f86eb40f1519e2c843

L'Avenir et des Rivières

Le 21 juillet 2018

 

Festival Mikinak: la tortue molle à épines en vedette à Pike River

https://www.laveniretdesrivieres.com/2018/07/21/festival-mikinak-tortue-molle-a-epines-vedette-a-pike-river/

GAIAPRESSE

7 SEPTEMBRE 2018

 

Une deuxième chance pour la planète: Restaurer l’habitat de la tortue molle à épines – Montérégie

https://www.gaiapresse.ca/2018/09/deuxieme-chance-planete-restaurer-lhabitat-de-tortue-molle-a-epines-monteregie/

​Radio-Canada

Publié le 14 août 2018

À la rescousse de la tortue-molle à épines

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1117958/a-la-rescousse-de-la-tortue-molle-a-epines

Publié le 15 septembre 2017

Rapport annuel 2016 en Conservation et Recherche Zoo de Granby, Patrick Paré biologiste

Chers partenaires scientifiques du Zoo de Granby,         

Voici notre tout premier rapport annuel en Conservation et Recherche. L’année 2016 a été riche en projets de recherche et en initiatives de conservation sur la faune sauvage ou au zoo. Au nom de la Société zoologique de Granby, j’aimerais remercier tous les partenaires qui ont contribué à notre mission scientifique. Espérant que vous serez toujours de fiers collaborateurs du Zoo de Granby dans le futur. Bonne lecture!

https://zoodegranby.com/content/images/PDF/Rapport-Conservation-et-Recherche-2016-web.pdf

Publié le 7 août 2017

Reportage de Cynthia Laflamme de La Voix de l'Est

Publié le 5 août 2017

Reportage de Marie-France Bélanger, de l'émission Les années lumière, à Radio-Canada

Chronique - Marie-France Bélanger
00:00 / 00:00
Reportage - Marie-France Bélanger
00:00 / 00:00

Publié le 26 juillet 2017

Publié le 13 juillet 2017

La tortue molle à épines en vedette à Pike River en août, par Claude Hébert, journaliste à L'avenir et des Rivières

FAUNE. Le festival de la tortue de Pike River, mieux connu sous le nom algonquin de Mikinak, est de retour pour une deuxième année consécutive.

Les visiteurs auront l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'animal emblème de Pike River en participant à une journée d'activités pour toute la famille, le samedi 5 août de 10h à 18h, au parc municipal.

Publié le 15 mars 2017

Publié le 4 février 2017

(Granby) Le Zoo de Granby a reçu un important coup de pouce vendredi du gouvernement fédéral pour la préservation de la tortue molle à épines, un projet auquel l'institution participe depuis 20 ans. Une subvention de 177 440 $ lui a été accordée pour la réalisation de différentes actions de sensibilisation et de conservation. (Marie-France Létourneau)

Voir la vidéo : Sauvegarde tortue molle à épines
Tortue molle à épines: une subvention au Zoo de Granby