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Notre histoire

Un village connu sous le nom de Stanbridge-Station dans la paroisse de Saint-Damien-de-Bedford (diocèse de St-Hyacinthe) demandait, avec la campagne qui l'avoisine, à être érigé en paroisse : l'église en aurait été placé à Stanbridge-Station même. Une partie de cette campagne se trouve à de grandes distances de l'église paroissiale de St-Damien.


Pour préparer les voies à l’exécution du projet, ses promoteurs avaient fait ériger en municipalité par un acte spécial de notre législature, le territoire de la paroisse en contemplation, en y comprenant une certaine partie de la paroisse voisine, St-Sébastien.

En 1891, comprenant qu'il fallait mettre un terme à ces instances et à ces démarches, soit en accordant enfin la paroisse ou soit en la refusant, l'Évêque soumit donc le projet à la considération de son chapitre. Mais la nouvelle paroisse eut été forcément presque toute prise de Saint-Damien, qui se fût trouvé trop affaiblie ; l'église nouvelle ne se serait pas trouvé au centre de la nouvelle municipalité et n'aurait pas été suffisamment efficace pour les plus éloignés : enfin, la paroisse telle que projetée était peu susceptible d’agrandissement : alors l’événement résolut d'attendre.

Les fidèles du village de Stanbridge-Station apprirent l'échec de leur projet devant le chapitre. Ils firent donc de nouvelles instances auprès de l'évêque qui ne put y faire droit. Ils crurent alors qu'ils forceraient la main à l'autorité en prenant eux-mêmes la décision de construire à l'avance une église. L'évêque, informé de leur disposition quand déjà on avait préparé un terrain et commencé même la construction de l'édifice, les fit avertir officiellement qu'ils eussent à l'arrêter au plus tôt dans leur fausse démarche.


Ferme d'élevage de poules au début du siècle.

Comme ils s'obstinèrent, l'Évêque revint à la charge, "leur projet de paroisse, écrivait-il, ne serait plus l'objet de son attention." Dans la sainte Église de Dieu, leur faisait-il dire, les choses ne se font pas au rebours, mais dans l'ordre. C'est la tête qui doit commander et non pas les membres.


Concours de labours par cheval au début du siècle.

Entre temps, un certain nombre des résidents de la campagne enclavée dans la municipalité nouvelle, protestaient contre le projet de paroisse, dont l’église, à raison de son site, n’aurait pu leur offrir aucun bénéfice appréciable. À leur tour, ils demandèrent une église, à deux milles encore plus loin en laissant l'église de Saint-Damien, à un village appelé Pike-River, sur les confins des trois paroisses : St-Damien de Bedford, Saint-Sébastien et Notre-Dame des Anges de Stanbridge.

Placé ici, la paroisse devait se former, sans trop affaiblir les églises mères. Ont fixerait l'église au centre de la paroisse sollicitée et l'on procurerait ainsi un secours efficace à ceux que de trop longues distances à parcourir laissaient auparavant en souffrance.

Mais, les deux parties de Stanbridge-Station et de Pike-River continuèrent de travailler avec une ardeur toujours nouvelle. Et les révoltes d'intérêts amenèrent au sein de cette population un malaise profond, préjudiciable à l'honneur de la religion et au bien des âmes.

Au printemps, le 29 avril 1892, l'Évêque consentit enfin de recevoir, des zélateurs de Pike-River, une requête en demande de la paroisse canonique selon les formes voulues par nos lois, en vue d'une reconnaissance civile. Durant ce temps, les instances continuaient, le malaise s'aggravait et se propageait entre les rivaux. Alors, l'évêque craignit de l'opposer aux vues de Dieu et au bien de son diocèse, s'il demeurait plus longtemps dans l'inaction.

Après s'être assuré qu'il y avait à Pike River tous les éléments nécessaires à la formation d'une paroisse, il crut bon devoir agir. Il compta que la présence d'un prêtre au milieu de ces esprits en effervescence serait un lien de ralliement. Le 3 juin 1892, le révérends Pierre Cardin se rendit donc à Pike-River pour en commencer provisoirement la desserte. La première messe fut célébré le 3 juillet 1892, dans une maison convertie en chapelle (ancienne maison d'Eugène Boucher). Cette dernière étant trop petite on utilisa ensuite pour tous les offices religieux, le 2ième étage du garage d'Alfred Rhéaume.

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