|
|
AFEAS |
LE
|
|
|
|
|
|
Le
20 novembre 1941, quarante et une femmes inaugurent
le Cercle des fermières de la paroisse
de Saint Pierre-de-Vérone. Les premières
dirigeantes sont : Madames Gaston Corriveau, présidente
; Mme Adélard Courchesne, vice-présidente;
Mme Alfred Bilodeau, Mme Elphège Dagesse,
Mme Oscar Desranleau, conseillères, Mlles
Marie-Claire Lamothe, secrétaire-trésorière
et Charlotte Desranleau, bibliothécaire-lectrice.
Le fermières s'intéressent à
l'éducation et à l'art ménager.
En mai 1946, le Cercle des fermières devient,
conformément aux directives de l'Évêché,
le Cercle de l'Union Catholique des fermière
(U.C.F.). Le groupe se réunit dans la salle
paroissiale, sous la présidence de Mme
Gaston Corriveau. Avec « Le Guide »,
les femmes s'interrogent sur les questions religieuses,
sociales et économiques sans perdre de
vue leur premier engagement, celui de perpétuer
les techniques artisanales pour participer régulièrement
à l'exposition locale et à celle
du comté de Missisquoi. Afin de permettre
une meilleure participation aux niveaux diocésain
et provincial, les fermières organisent
de fructueuses parties de cartes. Plus tard, il
y eut des tirages de travaux manuels, bingo, tombola,
souper paroissial, ventes d'artisanat dont une
part des profits serviront aux oeuvres paroissiales:
l'Église et les loisirs. Puis en 1957,
sous la présidence de Madame Adrien Archambault,
l'U.C.F. devient l'Union catholique des femmes
rurales (U.C.F.R.). Les membres reçoivent
alors plus de formation de leur Fédération.
Les comités : étude, art ménager,
publicité et propagande se définissent.
Le recrutement demeure une préoccupation
et devient la responsabilité de tous les
membres, encore aujourd'hui. Les conseils de l'aumônier
sont très importants pendant toute cette
période où l'on discute éducation
des enfants, bonheur du couple, loisirs, concile
oecuménique, régulation des naissances.
C'est le 22 septembre 1966, lors d'un congrès
au Cap de la Madeleine que naît l'Association
féminine d'éducation et d'action
sociale (A.F.É.A.S.) de la fusion de l'U.C.F.R.
et des Cercles d'économie domestique (C.E.D.).
À Pike-River, en 1972, le Cercle, bien
vivant, met sur pied le « Grenier vestimentaire
» et un Centre d'artisanat qui durera quelques
années. Après s'être réunies
tant l'après-midi que le soir dans la salle
paroissiale démolie en 1972, les membres
se rencontrent à la sacristie, puis à
la salle des loisirs, en quelques occasions au
local de l'Âge d'Or, puis dans la salle
du conseil municipal. Enfin, en 1984, l'A.F.É.A.S.
inaugure son propre local dans l'Hôtel de
Ville, à l'occasion des fêtes de
la Saint-Jean auxquelles le Cercle participe régulièrement.
Le 21 septembre 1986, lors de la messe du dimanche
A.F.É.A.S., les 45 membres du Cercle fêtent
les vingt ans de leur association. Elles soulignent
le dévouement des femmes qui ont occupé
le poste de présidente. Elles sont fières
de compter parmi leurs membres, la présidente
régionale, Mme Stella Bellefroid. L'ACTION
DE CES GROUPES FÉMININS Au fil des ans
et jusqu'à ce jour, dans le but de former
ses membres, de nombreux cours ont été
offerts tels que : couture, art culinaire, modelage
de chapeaux, tissage, tricot, tapis, abat-jour,
démonstrations de toutes sortes. Des cours
de parents-efficaces ont profité à
plusieurs jeunes parents. Chaque année
des sessions de formation sont aussi offertes
à tous les intéressés.
Tout au début (dans les années '50)
il y eut le cadeau à la future mariée,
le service de la layette à la naissance
d'un enfant. Puis il y eut le goûter préparé
par le Cercle pour apporter dans la famille d'une
membre dans le deuil: geste qui se pratique encore
aujourd'hui. Depuis quelques années l'A.F.É.A.S.
offre un prix d'encouragement à un élève
de Pike-River, terminant la 6c année élémentaire.
Il y a aussi le dîner au spaghetti de l'A.F.É.A.S.
qui tend à devenir une tradition, au début
d'octobre. Il mobilise toutes les énergies
et réunit toute la paroisse à table.
Mais c'est au Party de Noël que sont invités
les conjoints tout spécialement! L'A.F.É.A.S.
est surtout un milieu de formation, à implication
sociale: dans les assemblées mensuelles,
on aborde des sujets aussi variés que la
fiscalité ou la reconnaissance des expériences
acquises par le travail au foyer ou le bénévolat.
On permet ainsi aux membres de se sensibiliser
aux problèmes de l'heure et de proposer
des solutions adaptées aux besoins des
femmes. Soulignons encore que de l'A.F.É.A.S.
est née l'Association des femmes collaboratrices
(A.D.F.C.), mouvement visant à faire reconnaître
le travail accompli par le conjoint dans une entreprise
familiale. En 1987, c'est le moment de s'arrêter
pour apprécier tout ce qui a été
accompli en 45 ans et de s'en réjouir,
car l'A.F.É.A.S. est au cœurs de la vie
des femmes de chez-nous. |
|
|
|